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Medaillé

« En France, deux Babars sont véritablement très connus : celui du dessin animé et celui de la piscine de Piquecailloux, à Bergerac. On parle ici de Philippe Bachellerie. Qui ça ? Babar, le maître nageur. Ha ! Babar ! Quand on appelle Philippe dans la rue, Babar ne se retourne même plus… Des fois, il met plusieurs heures à traverser l’avenue de la Résistance tellement il connaît de monde. Il paraît même qu’on donne quotidiennement de ses nouvelles dans les journaux quand il est malade. C’est que Babar a appris à nager à des milliers de Bergeracois : « 3 à 400 écoliers passent à la piscine chaque année, et je suis en poste depuis 31 ans, faites le compte ! » Oui, ça fait du monde. Il suffit d’ailleurs d’observer Babar à Pombonne, au bord de l’étang. Tout le monde le salue. Pas parce qu’il surveille, mais parce que c’est Babar !

La petite dame brune. Nous voilà aujourd’hui auprès de lui parce qu’il vient de recevoir à 55 ans la médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports. L’histoire est amusante : « Pendant deux ans, chaque samedi, je donnais quelques conseils à une petite dame brune qui nageait à Piquecailloux, mais comme ça, par réflexe. Elle m’a demandé si j’avais la médaille Jeunesse et Sports. Ben non. Je vais m’en occuper m’a-t-elle dit ! C’était la directrice départementale de Jeunesse et Sports, et je le savais pas ! » Et voilà donc Babar en bronze. Rien n’est plus mérité. Babar a d’autres médailles, celle de la Fédération de rugby (pour avoir collecté et remis à la fondation Ferrasse 30 000 francs) et celle de la Fédération de natation comme éducateur en club (Babar a amené un junior, Sylvain Rosique, aux championnats d’Europe). Mais celle de la Jeunesse et des Sports a un autre goût. C’est le pédagogue qui est ici honoré. Et pour Babar, ça n’est pas rien. « Je voulais être instituteur. Mais j’ai raté le concours de l’école normale en 1968. Disons que je me suis laissé disperser par les événements… » Du coup, Babar s’est retrouvé embarqué dans la carrière de métreur dessinateur. « Mon père, qui était menuisier, trouvait ça très bien. »

« J’avais la tripe ». Mais Babar savait bien que sa route passait ailleurs, vraiment ailleurs. En 1973, il a passé le diplôme de maître nageur. Logique quand on a écumé les centres de loisirs et encadré des colonies de vacances. « J’ai toujours aimé être au milieu des enfants, les encadrer, leur montrer la vie, les rassurer. J’ai la tripe pour ça quoi ! Et les gamins l’ont senti. » Résultat, ce Bergeracois s’est retrouvé maître nageur à Choisy-le-Roi grâce au président du club de rugby, un Bergeracois aussi. Troisième ligne centre le dimanche en division d’honneur, Babar apprenait à nager aux enfants la semaine. « Pfff, je suis parti de Bergerac le cœur déchiré, non sans avoir laissé une demande de candidature à la mairie pour la piscine. Choisy, c’est les tours, les avions d’Orly toutes les trois minutes, mais c’est là que j’ai appris mon métier, que j’ai compris quelle était ma voie. » Et puis un jour, avant Noël 1976, un poste s’est libéré à la piscine de Bergerac. Babar a accouru. Depuis 1977, la piscine est passée de 20 000 à 120 000 entrées annuelles. Et depuis, Babar est heureux. Il baigne dans l’eau et l’enseignement : « Au-delà de la piscine, le plus important pour moi, c’était d’être un pédagogue, de transmettre le plaisir de l’eau. De déclencher chez les enfants ce qu’un maître nageur de Toutifaut avait déclenché chez moi petit. Nager, c’est technique d’accord, mais c’est aussi beaucoup de psychologie et de sensibilité. » Il vous détaille le truc compliqué, c’est-à-dire ôter la peur chez l’enfant, accepter le rééquilibrage dans l’eau, se laisser porter par l’eau, vous raconte les jeux qui aident, le roudoudou australien ou chinois, vous explique à quel point son accident en 1999 (il est tombé d’une échelle et a failli y rester) a affiné sa perception des choses en général et de la pédagogie en particulier. Bon, Babar apprend évidemment bien plus que la natation aux enfants, « aux mémés » comme il dit et à tous ses élèves. Il est quelque part devenu dans son domaine cet instituteur qu’il rêvait d’être. Ça valait bien une médaille, non ? » Sud-Ouest

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canoë-kayak de Port-Sainte-Foy

« Fin juillet, sept athlètes du club de canoë-kayak de Port-Sainte-Foy sont partis dans le Morvan affronter des pagayeurs venus de tout l’Hexagone pour disputer le championnat de France de descente. Durant toute la semaine, les jeunes pagayeurs du club ont essayé de dompter les rapides du Chalaux grâce aux conseils de Stéphane Santamaria et de Cyril Leblond venus concourir pour la dernière fois ensemble. Deux courses étaient au programme de la semaine, le championnat de France de course classique (15 minutes de course) et le championnat de sprint (deux manches de deux minutes). C’est Marjolaine Hecquet qui a ouvert le bal chez les kayaks dames cadettes en terminant à la 23e place de l’épreuve de sprint et 24e de l’épreuve classique, une performance remarquable pour sa première année de compétition. Marjolaine a, de plus, eu la chance de pouvoir bénéficier des conseils de la championne du Monde 2008, Nathalie Gastineau, qui s’était jointe aux Foyens lors de ces championnats de France. De retour à la compétition, Jonathan Prevot a terminé à la 27e place chez les canoës monoplace seniors, performance qui ne reflète pas son réel niveau mais qui a permis de le remotiver pour repartir de plus belle la saison prochaine. En canoë monoplace junior, Alban Dejong arrivait avec des espoirs d’approcher le podium en classique, hélas les rapides piégeurs du Chalaux lui ont joué des tours toute la semaine, le reléguant à la 5e place en classique et à la 8e en sprint. Cependant, Alban a beaucoup appris de cette semaine agitée et sera certainement un des athlètes de pointe l’année prochaine. Médaillés aux championnats du Monde juniors, Guillaume Hecquet et Nathan Vouillat ont abordé ces championnats de France un peu à court de préparation, perturbés par leur première année universitaire. Ils terminent 14e en classique et 15e en sprint chez les canoës biplaces seniors, bien loin de leur potentiel.

L’or pour Leblond et Santamaria. Dans la même catégorie, pour leur dernière course en équipage, Cyril Leblond et Stéphane Santamaria ont remporté l’or dans les deux disciplines sans avoir été vraiment mis en danger. Nous retrouverons certainement Stéphane en haut des podiums la saison prochaine puisqu’il revient à ses premiers amours, le canoë monoplace, discipline où il a figuré en haut des classements pendant de nombreuses années. De son côté, Cyril va se tourner vers son nouveau métier de conseiller technique pour la Fédération et participera en monoplace au circuit national pour aider le club à progresser au classement national. En effet, outre les bonnes performances individuelles de nos compères, on doit noter la belle prestation d’ensemble de tous les licenciés et dirigeants du club qui a permis de monter en Nationale 2 et de figurer à la 23e place nationale. En progrès constants, l’objectif pour les Foyens est maintenant de se rapprocher de la Nationale 1 dans les prochaines années. Le rendez-vous est donné à toutes et à tous dès septembre sur les rives de la Dordogne pour reprendre l’entraînement et naviguer vers d’autres médailles… »

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« Un bel exemple pour la jeunesse du Pays foyen

Voilà cinq ans que Jordan Rotondo a enfilé pour la première fois sa tenue de karatéka. Au fil des ans, il a acquis toutes les ceintures de la discipline. À 15ans, le jeune homme vient d’obtenir sa ceinture noire 1dan et fait déjà parler de lui en compétition. L’année 2008 lui semble promise comme exceptionnelle puisque, dès le départ, elle le propulse au-devant de la scène. Au mois de mars, il devient, en combat, champion de Dordogne des moins de 60kilos. En avril suivant, il est vainqueur de la Coupe du combiné (kata et combat). Le 25mai, à Limoges, Jordan finit 3 de la Coupe de France shito-ryu et, cerise sur le gâteau, c’est le 1juin à Strasbourg, qu’il remporte le titre de vice-champion de France individuel et de champion de France par équipe CFSAD. De quoi mettre du baume au c ?ur du jeune adhérent issu du club de karaté bergeracois (son club formateur) et à sa famille, qui fait tous les déplacements à ses côtés. S’entraînant quatre à cinq fois par semaine, Jordan Rotondo fait partie du Périgord Karaté Team de la gendarmerie de Saint-Astier. Sur une telle lancée, Jordan Rotondo a un avenir sportif tout tracé. Mais sa réussite est d’abord le fruit d’une volonté farouche et d’une abnégation sans faille : un bel exemple pour la jeunesse du Pays foyen. »

C’est un gars de Pineuilh

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