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2017 | juillet | 0 note | lien

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2017 | mai | 0 note | lien

2015 | juillet | 0 note | lien

ZSP : Valls prend le pouls du territoire

"Hier, à Libourne, Le ministre de l’Intérieur a visité la compagnie de gendarmerie avant de gagner Sainte-Foy-la-Grande.

La dernière fois que Sainte-Foy-la-Grande avait eu droit une visite ministérielle, les jeunes d’ici découvraient Dépêche Mode et c’était une actuelle opposante au mariage pour tous, la très croyante et évangéliste Georgina Dufoix, qui s’était déplacée. Près de trente ans plus tard, tout a bien changé dans la capitale du Pays foyen. Et c’est Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, venu hier passer trois heures dans le Libournais, qui a enchaîné visites chez des commerçants, petit bain de foule et réunion avec de nombreux élus locaux sur le thème de l’insécurité sur le territoire.

Le ministre est venu prendre le pouls de l’arrondissement, trois mois après avoir validé comme zone de sécurité prioritaire le Libournais ainsi que les secteurs de Sainte-Foy-la-Grande et Castillon-la-Bataille. Une ZSP, créée le 22 février dernier, qui regroupe 23 % de la population de l’arrondissement et affiche 41 % des faits de délinquance…"

Sud-Ouest

l’intégrale J-C Cosse

2013 | mai | 1 note | lien
2009 | septembre | 0 note | lien

« Enceinte et frappée, la gendarmerie lui offre une reconduite à la frontière

Les mains dans les poches de sa veste ample, elle protège son ventre. L’œil aux aguets, elle surveille la porte, les fenêtres, sursaute, se tend, baisse le regard. Drissia est marocaine, enceinte de cinq mois, et sans papiers. Violentée par son compagnon, avec qui elle vit depuis deux ans à Sainte Foy la Grande (Gironde), c’est en se rendant à la gendarmerie pour effectuer un signalement qu’elle s’est vue confisquer son passeport et remettre une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Depuis, la jeune femme de 34 ans vit cachée, terrifiée à l’idée d’être renvoyée dans son village où ses parents l’ont répudiée pour sa grossesse hors mariage.

Dès aujourd’hui, Noël Mamère, député-maire de Bègles, a fait parvenir un courrier au préfet, lui demandant de procéder à un nouvel examen du dossier. « C’est un vrai scandale, indigne de notre pays, dénonce-t-il. En infligeant une sorte de double peine à cette femme déjà victime de violence que l’on transforme en fugitive, on a atteint les limites de l’insupportable ». D’autant qu’ayant été reconnu par son père, le bébé à naître est d’ores et déjà français. « Exécuter une mesure d’éloignement à l’égard de cette femme, c’est exécuter une mesure d’éloignement à l’égard de l’enfant, et lui faire courir un risque en l’envoyant au Maroc où rien ne l’attend », appuie l’avocat Pierre Landete.

Arrivée en France en 2008 avec un visa touristique pour voir sa sœur, Drissia s’est rapidement installée avec Antonio, peintre à la retraite de 59 ans. La grossesse avait été désirée, et le couple parlait de se marier. Mais en se rendant en toute confiance à la gendarmerie et en refusant son statut de victime, Drissia est également sortie de l’anonymat. Aujourd’hui elle affirme qu’elle aurait préféré se taire. Non seulement l’administration ne lui a pas accordé sa protection, mais elle a encore accentué sa fragilité. Victime d’un malaise lors de son audition et transportée aux urgences, les médecins ont décelé un risque de « décompensation psychologique ou psychiatrique », et jugé « judicieux dans ce contexte qu’elle bénéficie de conditions optimales pour le suivi et la fin de sa grossesse ». L’Etat français a estimé que c’est hors de ses frontières qu’elle les trouverait. » Laure Espieu, liberation

2009 | avril | 0 note | lien

« En une semaine, le ministre de la Défense a confirmé la disparition de l’Escat en 2012, et a été plus opaque qu’une vitre sans tain sur l’avenir d’Eurenco après 2013. »

2008 | juin | 0 note | lien

Vous saviez ce qui se faisait chez les militaires a Bergerac ?

« Un matin. Le portail de l’Escat s’ouvre lentement. Bâtiments militaires obligent, les visiteurs doivent laisser leurs papiers d’identité à l’entrée. L’unité du Pont-Roux, tout le monde connaît. De nom en tout cas. Mais de l’intérieur, peu ont réellement d’informations.
Premier élément « d’en-quête » : aucun char, avion ou autre mitrailleuse à portée de vue. L’enceinte est protégée, certes, mais ne renferme aucun armement. Et ce qui frappe, immédiatement, c’est l’espace. Des entrepôts grands à faire pâlir un jeune habitué de « Teknivals ». D’ailleurs, le chef de corps, le lieutenant-colonel Garcia, reconnaît lui-même avoir « fait deux fois le tour de l’un des entrepôts, les premières fois », avant d’avoir pu prendre ses marques.

Vente par correspondance. L’Escat, qu’est-ce que c’est ? Pour simplifier, cela correspond à « La Redoute », mais pour les soldats de l’Armée de terre (basés dans le Sud, en outre-mer ou à l’étranger) et de la légion étrangère. Avant, ceux-ci se fournissaient directement dans les stocks de leurs régiments.
Dorénavant, ils passent des commandes individuelles, sur un catalogue en ligne. Pour leur habillement et pour le Couchage-campement-ameublement (CCA). Toutes les requêtes, du slip au parka, du pantalon de treillis au béret, sont prises en charge par ces établissements spécialisés du commissariat de l’Armée de terre (Escat).
De part et d’autres des bâtiments, on remarque une voie ferrée. Loin d’être un simple souvenir d’une activité passée, elle a, au contraire, été remise en état il y a peu. Et c’est ce qui marque d’emblée, lorsque l’on jette un ?il sur les machines de la chaîne de préparation automatisée. Pas question ici d’installation obsolète, qui pourrait expliquer une quelconque fermeture des lieux vers une structure plus moderne. À l’Escat, la chaîne de préparation est neuve, et n’a rien à envier à celles des entreprises privées.
Là, les employés s’affairent, comme si de rien n’était. Ou presque. Car, dans un coin de leurs têtes, pèse toujours l’hypothèse d’une fermeture des lieux, Pas de quoi les empêcher de saluer le lieutenant-colonel Garcia avec le sourire, lors de son passage parmi eux. « On est une petite famille ici, souligne-t-il. Dans des régiments de plus de 1 000 hommes, le chef de corps est un dieu. Ici, c’est différent. »
Une petite famille prête à se battre pour conserver le droit de travailler à Bergerac. Parmi ces rangées de cartons, sur des longueurs impressionnantes et sur quatre étages, qui font que l’on ne peut s’empêcher de lever la tête pour en contempler la disposition.
Finalement, les différences avec un magasin de vente par correspondance ne sont pas légion. Les uniformes de quelques personnes, certes. Le caractère unique des clients également. Mais même ici, les soldes sont de rigueur. Quoique là, pas question de faire la queue pour en profiter. Il s’agit uniquement de vêtements en fin de série, loin du dernier cri en terme de mode ? » Sud-Ouest

2008 | avril | 0 note | lien